A quelques jours des pourparlers de paix, la Russie a accusé ce samedi les nouvelles sanctions américaines et canadiennes de “perturber le processus politique” en Ukraine.
La Russie a dénoncé ce samedi 20 décembre les nouvelles sanctions américaines et canadiennes pour son rôle dans la crise ukrainienne. Des sanctions saluées en revanche par Kiev qui prépare des pourparlers de paix avec les séparatistes prorusses de l’Est.
Pour le ministère russe des Affaires étrangères, “les sanctions visent à perturber le processus politique” en Ukraine”. Le ministère conseille par ailleurs à Washington et Ottawa “de réfléchir aux conséquences de telles actions”.
Reportés à maintes reprises, les pourparlers Ces pourparlers entre Kiev et les séparatistes, pour régler le conflit qui a fait plus de 4.700 morts depuis la mi-avril, doivent avoir lieu à Minsk avec la participation de la Russie et de l’OSCE et pourraient se tenir dimanche.
Kiev va par ailleurs accueillir dans les jours qui viennent deux alliés de Vladimir Poutine dans l’ex-URSS, le président bélarusse Alexandre Loukachenko dimanche et le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev lundi, inquiets de la répercussion de la crise sur leurs pays.
Affaiblie depuis l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par de lourdes sanctions occidentales qui aggravent la crise monétaire, la Russie a été frappée vendredi par de nouvelles sanctions américaines et canadiennes. Une initiative saluée par le porte-parole de la diplomatie ukrainienne Evguen Perebyïnis. “Cela témoigne du soutien à l’Ukraine de la part de ces pays” a-t-il commenté.
Les Etats-Unis ont interdit tous les échanges commerciaux avec la Crimée, de “biens, de technologies et de services” en direction ou en provenance de cette région, a précisé le président Barack Obama au lendemain de sanctions similaires prises par l’Union européenne. “J’appelle à nouveau la Russie à cesser son occupation et ses tentatives d’annexion de la Crimée (et) à cesser son soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine”, a déclaré le président américain.
Le Canada, de son côté, a annoncé vendredi l’interdiction de l’entrée sur son territoire à une vingtaine de responsables politiques russes et séparatistes ukrainiens. Le Canada impose aussi des restrictions à l’exportation vers la Russie de technologies liées à l’exploration et l’extraction du pétrole en Arctique et en eau profonde, ainsi que du pétrole de schiste.
Accusée par Kiev et les Occidentaux d’armer la rébellion prorusse dans l’est de l’Ukraine et d’y avoir déployé des troupes, la Russie dément toute implication dans le conflit. Interrogé sur les nombre de militaires russes en Ukraine, le président Vladimir Poutine a dit jeudi que ceux qui y sont “suivent l’appel de leur conscience”.
Après avoir démenti dans un premier temps l’occupation de la Crimée par les forces russes avant son annexion, M. Poutine a remercié vendredi “la direction du ministère de la Défense et les effectifs pour leur courage et professionnalisme lors des évènements en Crimée” lors d’une visite au ministère de la Défense.