Pour favoriser le “manger local” dans la restauration collective publique, l’Assemblée nationale a adopté un amendement au projet de loi “Egalité et citoyenneté” prévoyant notamment, d’ici 2020, 40% de produits issus de l’alimentation durable, locaux, de saison. -
Cet amendement écologiste, voté vendredi soir en première lecture, reprend une proposition de loi écologiste adoptée à l’Assemblée mais qui n’avait pu être votée au Sénat. D’ici au 1er janvier 2020, la composition des repas servis dans les restaurants collectifs publics devra inclure 40% de produits mentionnant la qualité et l’origine, issus de circuits courts, ou répondant à des critères de développement durable, notamment la saisonnalité.
L’amendement de l’écologiste, Brigitte Alain, fixe en outre un objectif de 20% de produits issus de l’agriculture biologique ou en conversion.
Selon le bilan 2015 de l’Agence Bio publié en mai 2016, la plupart des cantines proposent un ou deux produits bio, mais beaucoup plus rarement des menus.
74% des établissements scolaires déclarent proposer des produits bio, 62% des entreprises (public et privé confondus), 26% des établissements du secteur santé/social. En 2015, 28.725 fermes françaises étaient bio (+8,5% sur un an).
L’ACCÈS DES ENFANTS À LA CANTINE GARANTI
Le 16 juin dernier, les députés avaient adopté, avec le soutien du gouvernement, un amendement du radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg visant à “garantir le droit d’accès à la restauration scolaire”. Celle-ci avait été adoptée à l’Assemblée en mars 2015, mais avait été retoquée au Sénat en décembre. L’amendement dispose, comme le faisait la proposition de loi, que “l’inscription à la cantine des écoles primaires, lorsque ce service existe, est un droit pour tous les enfants scolarisés. Il ne peut être établi aucune discrimination selon leur situation ou celle de leur famille”.
L’exposé des motifs de l’amendement souligne que “dans les années récentes, plusieurs communes ont refusé le droit d’accès aux cantines scolaires aux élèves dont au moins l’un des parents n’exerçait pas d’activité professionnelle. En estimant que celui-ci pouvait prendre en charge le repas de midi de son ou de ses enfants”. La cantine scolaire concerne un enfant scolarisé sur deux en France, soit près d’un milliard de repas servis chaque année…