Pour le ministre des Finances Michel Sapin, le coup d’arrêt inattendu de la croissance au deuxième trimestre en France est lié à la croissance exceptionnelle du 1er trimestre, mais aussi aux grèves du printemps contre la loi Travail.
La croissance française a stagné au deuxième trimestre, alors qu’une hausse de 0,3% était attendue, après une croissance à +0,7% au premier trimestre, selon de premières estimations de l’Insee publiées ce vendredi 29 juillet. L’Institut national de la statistique et des études économiques juge que l’activité économique est plombée notamment par la consommation et un recul des investissements.
Pour le ministère des Finances, ce chiffre est “décevant”. “Il s’explique évidemment avant tout par la croissance exceptionnelle du 1er trimestre, mais également par des effets ponctuels au 2e trimestre, notamment les grèves dans les raffineries qui ont pesé sur la production”, a souligné Michel Sapin dans un communiqué.
À partir de fin mai, les grèves dans les secteurs névralgiques (énergie, raffinerie, transports, déchets…
avaient pris le relais des manifestations nationales contre la loi Travail, avant de prendre fin à la mi-juin.
Deux coupables selon Jean-François Copé
Alors que Michel Sapin ne nomme aucun coupable en particulier, Jean-François Copé est de son côté beaucoup plus direct, relève le Lab d’Europe 1. Sur BFMTV, le député-maire Les Républicains de Meaux a clairement ciblé ce vendredi matin la CGT de Philippe Martinez, mais également la politique fiscale du gouvernement.
Estimant que l’objectif de 1,5% de croissance pour fin 2016 sera “très difficile” à atteindre, il a déploré “l’échec caractérisé par des décisions de monsieur Hollande”, notamment les trop nombreuses hausses d’impôts. “Et puis ensuite par des désordres sociaux considérables – je pense que monsieur Martinez, la CGT, la manière dont ils ont bloqué le pays, ça a eu des conséquences absolument dramatiques sur les décisions des investisseurs et des ménages” a-t-il assuré.