David Cameron mutliplie les sorties contre l’Union européenne et les institutions communautaires d’une manière générale.
Le torchon brûle entre Jean-Claude Juncker et David Cameron. Le président de la nouvelle Commission européenne a nié mercredi 5 novembre avoir des “problèmes” avec les chefs de gouvernement italien et britannique, mais jugé que David Cameron avait lui “un problème avec les autres Premier ministres” de l’UE.
“Je n’ai pas de problème particulier avec M. Renzi, que j’apprécie hautement, je n’ai pas un problème avec M. Cameron. M. Cameron a un problème avec les autres Premiers ministres” européens, a lancé M. Juncker lors d’un point de presse.
Il avait accusé la veille MM. Cameron et Renzi de double langage sur les négociations budgétaires en Europe.
“Je ne suis pas un type qui tremble, devant les Premiers ministres ou autres instances”, a affirmé M. Juncker, à l’issue de la première réunion plénière du nouvel exécutif européen, qui a succédé à 10 ans de Commission Barroso.
Il a affirmé sa détermination à défendre l’honneur de l’exécutif européen face aux “critiques injustifiées”. “Dire que la Commission n’a pas à s’immiscer dans un certain nombre de dossiers qui relèvent de la coordination économique européenne, et dire que l’on n’accepte pas de leçons de bureaucrates bruxellois est une description qui me déplait”, a insisté M. Juncker. “Nous ne sommes pas des bureaucrates mais des hommes politiques”.
A son arrivée au dernier sommet européen, M. Renzi avait fustigé la Commission sortante, après avoir reçu une lettre dans laquelle Bruxelles pointait une “déviation importante” du budget italien par rapport aux règles budgétaires européennes, et demandant à Rome de proposer des remèdes.
Le gouvernement italien a finalement remanié son projet et proposé un effort supplémentaire de quelque 4,5 milliards d’euros, promettant de réduire son déficit structurel de plus de 0,3 point de PIB, contre seulement 0,1 dans le projet initial.
De son côté, David Cameron avait profité du sommet pour affirmer qu’il ne paierait pas d’ici le 1er décembre une rallonge de 2,1 milliards d’euros au budget européen.