Lors d’un « défilé des Insoumis », dimanche, place Stalingrad à Paris, Jean-Luc Mélenchon veut prouver qu’il n’est « pas un homme seul ».
Jean-Luc Mélenchon veut en faire « une démonstration de force » : dimanche se tiendra le « défilé des Insoumis » place Stalingrad à Paris, premier rassemblement de campagne qui doit permettre au candidat à la présidentielle de prouver qu’il n’est « pas un homme seul ». « Ce doit être une démonstration de force, un message adressé à la France des puissants qui redécouvre ces temps-ci une réalité qu’elle croyait être parvenue à effacer du paysage », assurait lundi le candidat sur son blog .
Le rendez-vous est fixé à 14 heures, plusieurs témoignages vidéo seront retransmis et Jean-Luc Mélenchon, qui avait fait de la harangue sur les places françaises sa marque de fabrique en 2012, prendra la parole. Son entourage espère « au moins 6.000 » personnes, soit autant que le premier rassemblement de campagne en 2011 alors que Jean-Luc Mélenchon, encore allié aux communistes, n’était crédité que de quelques pourcents dans les sondages. Lui est plus optimiste, parlant de 7.000, 8.000. « On verra le 5 juin si je suis un homme seul ! », s’est-il avancé.
« Construire dans la durée »
Ce rassemblement sera de fait la première occasion pour son camp de se compter, Jean-Luc Mélenchon ayant décidé de se lancer en campagne en février sans l’investiture d’un parti et hors du Front de gauche qui comprenait notamment la force militante du Parti communiste. Mais c’est fort de plus de 110.000 soutiens sur son site internet intitulé, comme sa campagne et le « mouvement citoyen » qu’il souhaite en faire émerger, « la France insoumise », que Jean-Luc Mélenchon se présentera dimanche. Il dispose à l’heure actuelle d’ environ 12% des intentions de vote dans les sondages .
Le bouillant député européen se félicite de « commencer tôt » pour « construire dans la durée », « faire de la pédagogie de masse » en s’appuyant sur « un peuple conscientisé ». Il affirme également ne pas avoir prévu que la bataille politique qu’il mènerait coïnciderait avec le mouvement social d’ampleur, jamais vu sous un gouvernement de gauche depuis 1981, contre la loi Travail.