Croissance, emploi, fiscalité, retraites, santé, sécurité, réforme territoriale, écotaxe, intermittents… Les dossiers sensibles à traiter sont très nombreux. Véritable travaux d’Hercule pour le gouvernement Valls, ces défis sont urgents et complexes. Pour s’atteler le plus vite possible à la tâche, le premier conseil des ministres se tient mercredi à l’Élysée, après quelques semaines de vacances.
Le gouvernement Valls promet qu’il est prêt et plus motivé que jamais. Face à une situation économique extrêmement complexe, l’éxecutif défend ses orientations politiques. L’opposition, elle, s’amuse déjà de l’inefficacité du gouvernement.
En première ligne, Manuel Valls a réaffirmé sa ligne directrice et sa confiance dans le pacte de responsabilité civile.”Oui, la politique que le président de la République a décidé de mettre en œuvre nécessite du temps pour produire des résultats. Mais il est hors de question d’en changer. Le pacte de responsabilité et ses 40 milliards de baisse de coût du travail vont véritablement entrer en œuvre maintenant”, expliquait Manuel Valls, dans les pages du Journal du Dimanche, publié le 17 août dernier”.
Malgré la défiance de l’opinion publique et les mauvais résultats dans les sondages, le gouvernement a promis de relancer les débats sur l’emploi. Plusieurs pistes, dont celles qui concernent la question de seuils sociaux, font déjà débat. Autre ombre à une reprise réussie, la grogne des frondeurs du PS pourrait contrarier les plans du gouvernement. A l’Assemblée nationale notamment, l’opposition d’une partie de la majorité pourrait bloquer la bonne marche de l’éxecutif : un scénario catastrophe mais envisageable selon certains membres du PS.
Dans un contexte économique très morose, le gouvernement tente déjà de regrouper toutes ses forces pour réussir sa rentrée 2014. Un cap majeur pour le parti socialiste et le quinquennat de François Hollande. (6Médias)