Au troisième trimestre de 2014, le chômage est reparti à la hausse et a atteint 9,9% de la population active en métropole, soit un total de 2,8 millions de chômeurs.
Après un semestre de stabilisation, le chômage est reparti à la hausse en France au troisième trimestre, atteignant 9,9% (+0,2 point) de la population active en métropole, soit 2,8 millions de chômeurs, et 10,4% (+0,3 point) avec l’outre-mer, a annoncé l’Insee ce jeudi 4 décembre.
En métropole, le taux de chômage retrouve son niveau du troisième trimestre 2013. En incluant l’outre-mer, le chômage est en hausse de 0,1 point sur un an.
Toutefois, l’Insee observe une hausse moins nette que celle du nombre d’inscrits à Pôle emploi, qui a grimpé de 4,3% sur un an en métropole.
Les jeunes sont les premières victimes de cette hausse, leur taux repartant en nette progression (+1 point) à 23,7% au troisième trimestre. S’ils restent les plus épargnés par le chômage (6,7%), les seniors subissent également un trimestre de hausse (+0,2 point).
Sur ce même troisième trimestre, les listes de Pôle emploi ont accueilli 34.200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires (+1,0%), soit approximativement la même évolution que le taux de l’Insee. Néanmoins les chiffres des deux administrations restent malgré tout divergents, puisque l’opérateur public recensait 3,43 millions de demandeurs d’emploi sans activité fin septembre.
Une différence qui s’explique par le fait que les deux organismes ne mesurent pas le chômage de la même manière. Alors que Pôle emploi compte les inscrits sur ses listes, l’Insee mesure son taux à partir d’une enquête trimestrielle auprès de 110.000 personnes. Seul le taux de l’Insee est reconnu à l’international.
Si les chiffres de Pôle emploi battent des records mois après mois, ceux de l’Insee sont encore loin du pic historique (10,4% en métropole) atteint à deux reprises en 1994 et 1997. En l’absence de croissance significative, aucun organisme ne prédit de baisse du chômage avant, au mieux, 2016.
Le ministre du Travail François Rebsamen espère malgré tout “un retournement mi-2015″ sur le front du chômage.