Le candidat à la primaire de la gauche a indiqué qu’il allait porter plainte pour “ne pas laisser passer un acte de violence”.
“Je ne me laisserai pas impressionner et je poursuivrai ma campagne, pour gagner, pour faire gagner la gauche”. Giflé mardi après-midi lors d’un déplacement en Bretagne, Manuel Valls a assuré sur France Inter, mercredi 18 janvier, qu’il était “le candidat qui représente l’autorité” et a confirmé qu’il allait porter plainte.
“Toute violence est inacceptable en démocratie”, a-t-il dit pour expliquer les motivations de sa plainte contre son agresseur. “Pas pour moi”, a-t-il dit, mais parce que “je suis forcément un symbole”. “Je le fais parce que notre société a besoin de règles, a besoin d’interdits”, a-t-il ajouté.
“Je porterai plainte parce que c’est un coup”, avait déclaré mardi soir à des journalistes le candidat à la primaire socialiste élargie, dans le train qui le ramenait à Paris. “L’acte physique est violent, ce n’est pas comme la farine”, a-t-il souligné, en référence à un premier incident de campagne le 22 décembre à Strasbourg, où il avait été enfariné par un homme lui reprochant l’usage du 49-3. “Si vous laissez passer un acte de violence, si vous ne portez pas plainte, vous donnez l’impression que c’est possible”, a fait valoir l’ancien Premier ministre.
“La claque, on est 66 millions à vouloir te la mettre”
“Je combattrai la violence, je suis le candidat qui représente l’autorité, les valeurs de la République qui sont celles de la gauche et de la France”, a assuré mercredi matin l’ex-Premier ministre sur France Inter, en réponse à un auditeur qui se réjouissait, en direct, de l’agression dont il avait victime la veille. “Salut Manu. C’était pour te dire Manu, (…
moi je pense que la claque, on est 66 millions à vouloir te la mettre. (…
C’était juste génial”, a lancé à l’antenne un auditeur présenté comme “Guillaume”, appelant la radio “depuis Grenoble”.
“Je suis celui qu’on vise dans cette campagne, bien évidemment, parce que j’ai été aux responsabilités, parce que j’ai dû prendre des décisions difficiles, comme ministre de l’Intérieur et comme Premier ministre”, a réagi M. Valls. “Quand on commence à accepter la violence, quand sur une antenne on fait profession de violence, ça veut dire qu’il y a quelque chose qui bascule”, a-t-il affirmé. “On accepte parfois, à gauche y compris, des formes de violence. Elles sont inacceptables”, a-t-il ajouté.
“Rien ne m’arrêtera”
“C’est un plaisir d’aller à la rencontre des Français. Moi j’aime cela”, a encore déclaré le candidat à la primaire organisée par le PS. “C’est l’occasion d’être au contact, de discuter, de se faire interpeller, se faire engueuler. Heureusement, c’est la vie démocratique. Mais la violence, vouloir faire mal, ça, c’est inacceptable et rien ne m’arrêtera”.
“Je ne me laisserai pas impressionner et je poursuivrai ma campagne, pour gagner, pour faire gagner la gauche”, a-t-il assuré.
Un jeune homme a giflé mardi Manuel Valls lors d’un déplacement dans la petite ville de Lamballe (Côtes-d’Armor), à une vingtaine de kilomètres de Saint-Brieuc.
“C’est sans doute, l’enquête devra le démontrer, un militant identitaire de l’extrême droite bretonne, mais qui s’affiche aussi avec Dieudonné et Soral”, a commenté Manuel Valls mercredi.