Après la gifle électorale, le Parti socialiste doit aussi penser à sa survie financière. Avec ses faibles scores aux législatives, le parti verra ses subventions réduire drastiquement.
Jean-Christophe Cambadélis, Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Mathias Fekl… De nombreuses personnalités du Parti socialiste, tout comme des candidats PS moins médiatiques ont été éliminés dimanche 11 juin dès le premier tour des élections législatives. Avec moins de 8% des suffrages, le Parti socialiste a été balayé par la vague En marche ! Au mieux, les députés socialistes n’obtiendront qu’une trentaines sièges à l’Assemblée nationale dimanche 18 juin.
Ce score historiquement bas est une gifle politique, mais pas uniquement. C’est aussi une claque financière. Le PS se prépare à affronter une baisse très significative de ses revenus. Les dotations publliques allouées par l’État aux partis politiques sont calculées tous les 5 ans, en fonction du nombre de voix récoltées aux législatives. Un parti qui a passé la barre de 1% des votes reçoit chaque année 1,42 euros par voix. Chaque siège remporté, de sénateurs ou députés, donne droit à une second enveloppe, 37.443 euros par an et par siège.
La vente du siège pour financer un plan social ?
Arrivé confortablement en tête lors des précédentes législatives de 2012, le PS touche depuis 5 ans près de 26 millions d’euros annuels. “11,1 millions d’euros au titre des suffrages obtenus et 17,4 millions correspondant à ses 417 parlementaires”, détaille Le Parisien, lundi 12 juin. Son faible score de dimanche et le petit nombre de socialises qui prendront la route de l’Assemblée diviseront drastiquement ses dotations, par trois ou quatre, selon Le Parisien. Sans compter les sénatoriales qui pourraient s’inscrire dans le sillage des législatives à l’automne prochain avec de faibles résultats pour le PS.
Pour éviter la faillite, le Parti socialiste a peu de solutions. La vente de son hôtel particulier, le siège du parti, rue de Solférino pourrait être une bonne piste pour renflouer les caisses. Le bâtiment de 3 000 mètres carré, acheté par le PS en 1986, pourrait partir pour 53 millions d’euros, selon Le Figaro qui a interrogé des experts. La vente de son quartier général pourrait aider le Parti socialiste à financer un plan social. Le PS devra se séparer d’une partie de ses 110 salariés titulaires qui travaillent pour lui, faute de moyens pour les rémunérer.