Pour le Premier ministre, le candidat socialiste aux régionales en Île-de-France “a dit ce qu’il fallait dire”.
Jeudi, dans un entretien à L’Obs, Claude Bartolone a estimé que sa rivale Les Républicains (LR) “défend” “Versailles, Neuilly et la race blanche”. Des propos qui ont suscité un tollé à droite.
Mais le président de l’Assemblée nationale a reçu le soutien de Manuel Valls ce vendredi 11 décembre. Au dernier jour de la campagne d’entre-deux-tours des élections régionales, le Premier ministre est venu visiter, au côté de Claude Bartolone, un club de judo puis une épicerie d’aide sociale à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Le candidat PS “a dit ce qu’il fallait dire sur cette polémique”, a déclaré le chef du gouvernement durant ce déplacement, regrettant un “débat absurde”. “Le président (de l’Assemblée nationale) Bartolone a été très attaqué durant cette campagne”, dénonce Manuel Valls.
“Il est à la hauteur de l’enjeu pour ces régionales, c’est lui qui porte l’espoir pour cette région et c’est lui qui peut réconcilier les habitants de cette région, ceux qui habitent dans des quartiers où il y a moins de difficulté et ceux qui sont en difficulté dans un certain nombre de quartiers : échec scolaire, chômage, difficulté de voir l’avenir, problèmes de transport”, défend le Premier ministre.
– Claude Bartolone “est au-dessus de la mêlée” –
Depuis les résultats du premier jour, Manuel Valls appelle à “être à la hauteur de la situation” et à porter le débat sur le fond, alors que le Front national pourrait emporter dimanche sa ou ses premières régions. “La région Île-de-France, elle n’a pas besoin de polémique, elle a besoin de cohésion, de rassemblement, de justice sociale, de justice tout simplement”, plaide le Premier ministre. “Dans ce type de débat absurde, il (Claude Bartolone) a répondu très bien, il a dit ce qu’il fallait dire, on pourrait parler ici de toutes les polémiques, de tous les courriers, de tous les tracts qui le trainent dans la boue. Lui, il est au-dessus de la mêlée, c’est un grand républicain et c’est ça qui compte”, salue-t-il.
Dans son entretien à L’Obs, Claude Bartolone affirme que Valérie Pécresse tient “les mêmes propos que le FN”, utilisant “une image subliminale pour faire peur”. Les deux candidats sont au coude-à-coude dans les sondages. La candidate LR l’emporterait avec 42% des voix, devant le socialiste (40%) et le frontiste Wallerand de Saint-Just (18%), selon une enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTélé et Sud Radio publiée ce vendredi.